Quand la nuit tombe

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Deux pièces courtes: Deux tibias / Nuit, un mur, deux hommes.

C'est dans une langue forte et ciselée, alternant récits intérieurs et paroles quotidiennes, que Daniel Keene en véritable orfèvre des pièces courtes, nous convie à un voyage au bout de l'humanité. Des voix y résonnent comme des cris de solitude, d'amour et d'espoir, pour nous révéler la cohérence de cette écriture musicale qui fait de chaque texte un poème pour la scène.

"Quand la nuit tombe", Syd, Moe et tous leurs compagnons d'infortune, se déploient, se débattent et nous parlent pour ne plus être nulle part, pour pouvoir exister sans nulle autre raison, justification, compétence ou légitimité que celle, tout simplement, d'être.

Dates

  • 08/07/2013 au 31/07/2013 / 84000 Avignon / espace roseau 14H45 / Tél : 04 90 25 96 05

+ d'infos

Note d’Intention:

« Pour moi, un poème est la première pression à froid de l’expérience. Quelque chose d’essentiel qui est extrait du chaos de la vie. »

C’est en ces termes que Daniel Keene définit ses pièces courtes: des textes denses, chargés de poésie, qui sont à eux seuls un condensé d’existence. Sa poésie est immanente en ce sens qu’elle sourd de partout. Comme ces « herbes folles »: métaphore récurrente que l’on croise souvent sous sa plume. « Les herbes folles » qui trouvent la grâce d’une survie aux fractures d’un bitume ou au hasard d’une crevasse de tarmac. Car c’est ça Keene! C’est la poésie d’un coquelicot rouge qui s’émancipe, fragile, au creux du béton armé.

Dans l’écriture de Daniel Keene, la parole est au centre de la création. Elle est inscrite dans les corps. La création se situe non pas à côté du texte mais dans l’inscription du corps dans l’espace suscité par l’espace textuel. Aucun discours dans le théâtre de Keene, aucune théorie, mais des agencements, des échanges, une parole qui laissent apparaître sans misérabilisme tout le désarroi dans le lequel l’être-humain -qui n’est pas un héros- peut se trouver une fois privé des repères que l’histoire et la société ont bien voulu lui concéder. C’est bien ici le texte qui agit au détour d’un geste, d’un silence, d’une respiration…Grâce à l’extrême précision de son écriture Daniel Keene matérialise des figures contemporaines d’une densité incroyable, leur donnant une dignité à la hauteur des grands personnages tragiques. Les pièces courtes de Daniel Keene, loin de tout misérabilisme, nous font percevoir comment l’être humain, lorsqu’il est dépouillé de tout, lorsqu’il a les mains et les poches vides, se débat pour rester vertical. Qu’ils s’appellent Syd, Moe, Tom ou Harry, tous ces « marginaux » se déploient, se débattent au gré de ces phrases courtes et incisives. Et aussitôt, c’est toute la complexité de l’humanité qui nous est révélée, avec ses aspirations divines, ses vanités absurdes et ses violences obscènes.

 

Liste artistique

  • Auteur Daniel Keene
    • Mise en scène Antoine Marneur et Bruno de Saint Riquier
      • Traduction(s) Séverine Magois
        • Scénographie Nicolas Simonin
          • Création des costumes Anne Bothuon
            • Création des lumières Nicolas Simonin / Ingrid Chevalier
              • Création sonore Nicolas Rocher

Interprète(s)

Interprètes

  • Mouss Zouheyri Syd
  • Antoine Marneur Moe

Liste Technique

Régie générale Baptiste Rilliet / Administration de production Anne Arbouch

Production

Théâtre du Détour

Antoine Marneur

06 16 09 71 15
Courriel  -  Site internet

Chargé(e) de diff

Théâtre du Détour

Anne Arbouch

06 63 45 89 19
Courriel  -  Site internet

Partenaires

Avec l'aide de la Maison des Métallos à Paris (accueil en résidence), du Théâtre de Poche à Chartres (accueil en résidence) et de l'association Les Petits Ruisseaux. Le Théâtre du Détour est conventionné par la Ville de Chartres et le Conseil Général d'Eure-et-Loir. Spectacle bénéficiant de l'aide à la création de la DRAC Centre et du Conseil Régional du Centre.

Presse

  • Une pièce superbe ! Portés par des comédiens fantastiques, les personnages s’imposent avec une force remarquable. Jusque dans leurs silences prolongés, Mouss Zouheyri et Antoine Marneur « habitent » leurs défroques plus que défraichies avec une conviction, une vérité troublantes. Le résultat est superbe.
    L’Echo Républicain (Yves Bastide)
  • Un grand moment de théâtre par des comédiens hors pair Daniel Keene nous livre à travers ces tranches de vie quotidienne, un récit poétique, drôle et touchant sur la condition des sans domiciles fixes.
    La République du Centre (Christine Le Gall)
  • Quand la Nuit Tombe ♥♥♥ Mouss Zouhéri et Antoine Marneur, les interprètes, sont magnifiques. Ils donnent corps à ces personnages de la rue, ceux qu’on ne voit pas parce qu’on les voit trop, ils leur donnent une langue à la fois poétique et ancrée dans le réel, ils leur donnent la douleur et la douceur… la vie. C’est du très beau théâtre empreint de poésie et d’humanité, c’est un très beau spectacle qu’il faut aller voir.
    La Provence (Jean Regad)
  • La langue de Daniel Keene est découpée au cordeau, crue, violente, mais juste et superbe. A voir absolument.
    OCentre d'Avignon / blog
  • La salle, elle, n'a pu retenir des salves d'applaudissements aussi fortes que la prestation des comédiens, que la représentation. Voilà un spectacle inoubliable.
    La Marseillaise ( Nabile Mezaourr)
  • La poésie des textes nous écarte radicalement du misérabilisme pour livrer simplement la parole de ces deux hommes, et c’est une très belle mise en scène que nous proposent Antoine Marneur et Bruno de Saint-Riquier.
    France bleu Vaucluse (Emmanuelle Tonnerre)
  • Les mots de Daniel Keene racontent sans porter de jugement, sans misérabilisme, avec dignité et sincérité. Les interprètes laissent parler leur habit miséreux et c’est un témoignage touchant et généreux qu’ils donnent avec toute la force de leur talent.
    Revue-spectacles.com (Claude Kraif)
  • Sobre et puissant, voilà certainement l’un des meilleurs spectacles du Festival off 2012.
    La Provence (Dominique Rousseau)
  • Nous ressortons bouleversés car projetés dans une dimension inconnue et enivrante, qui serait peut-être celle de l’émotion et d’une sorte de tristesse instable, mais agréable, tant le talent des comédiens éblouit et donne corps au texte de Daniel Keene.
    theatre-critiques.over-blog.com
  • Un voyage au bout de l’humanité. Le comédien et metteur en scène, Antoine Marneur, conjugue son talent à celui de Bruno de Saint-Riquier, pour créer Quand la nuit tombe. Diptyque unissant deux pièces courtes de Daniel Keene, le spectacle prend la forme d’un sublime poème dramatique explorant les confins de l’humain.
    La terrasse (Marie-Emmanuelle Galfré)
  • Un petit feu poétique au plus noir de la nuit. Mouss Zouheyri et Antoine Marneur font vibrer la langue de Daniel Keene, s’emparent de cette écriture rythmée, sans ponctuation, pleine de silences et de pépites, de noirceur et d’élans lyriques. Avec un génie rare, ils font vivre la musique de ce dialogue entre humains et incarnent la lumière tant attendue. Que leur éclat dure longtemps !
    Les trois coups (Lorène de Bonnay)
  • On reste cloué par les deux interprètes qui transforment leur habit de misère en habit de lumière.
    Journal du Dimanche (Françoise Josse)
  • Une perle du off ! Mouss Zouheyri et Antoine Marneur sont d’une justesse bluffante. Saluons cette performance d’acteur qui, au cœur d’un OFF bien trop souvent gênant, rend au métier de comédien son sens véritable.
    toutelaculture.com (Fabienne Alice Dubois)
  • Une belle leçon d'humanité servie par des comédiens en état de grâce ! Du théâtre à l'état pur, du Grand Théâtre !
    citylocalnews.com
  • Des textes magnifiques portés par des acteurs justes et authentiques. Pour qui est prêt à faire le voyage, les minutes partagées sont belles et puissantes.
    etoffedessonges.com
  • Le texte de Daniel Keene (deux pièces regroupées ici sous une seule forme) est riche d'un langage fleuri. A éclater de rire. Cruel et sanguin. Il étincelle dans ces bouches ouvertes depuis l'obscurité. Il resplendit dans nos esprits. Comme leurs longs manteaux aux enluminures déchirées, ce spectacle lance par-dessus l'effroyable cruauté de la vie, des bribes de lumineuse et impitoyable tendresse.
    Reg’Arts

Module pro, durée 4’20.




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